LES EMOTIONS

Parlons-en , les émotions , c'est la VIE !

Les émotions primaires de base sont universelles et innées.

La peur prévient d'une menace et active notre état d'alerte.

La colère est une réaction défensive qui met le corps en position d'attaque.

La tristesse survient en réponse à un manque et nous permet de l'accepter .

La joie survient lorsque nos besoins sont satisafaits.

Faisons de nos émotions nos alliées, laissons nous traverser par elles, pratiquons la rigologie® pour nous en libérer avant de les laisser s'enkyster.

Le jeu

Eh, bien jouons maintenant !

"Le jeu, a l'instar du rire, est candidat au statut de propre de l'homme. En effet, l'homme serait la seule espèce à jouer à l'âge adulte. Roger Caillois, dans les jeux et les hommes, s'est essayé à une définition du jeu. C'est selon lui, une activité qui doit être libre, c'est à dire choisie pour son caractère ludique ; incertaine, en ce sens que l'issue du jeu n'est pas connue à l'avance ; soumise à des règles qui suspendent les lois ordinaires, et fictive. Cette soumission à des règles, limitée dans le temps et au nombre de joueurs de la partie, en fait une ... institution, comme l'école ou le parlement. Le jeu institue un espace de liberté au sein d'une légalité particulière définie par la règle (du jeu). Pratiquement, donc, toute activité humaine peut-être l'objet d'un jeu et, réciproquement, tout jeu peu cesser de le devenir (selon la juste expression enfantine : "Sè pu du jeu !"). extrait Le Rire pour les Nuls.

« L'adulte qui joue accomplit, en lui et dans ses relations, le tissage très intime d'une toile qui l'enrichit en le liant à d'autres. Outre l'enfant qu'il nourrit en lui-même et sans lequel on est orphelin d'une part de soi-même, il consolide sur ce fond de plaisir l'inestimable réseau dont nous avons besoin pour vivre. »

A travers le jeu, l'adulte s'autorise à donner droit de séjour à la part d'enfance qu'il a, heureusement, conservée au fond de lui et qui contribue fortement à le rendre humain.

Grâce au jeu, il continue à grandir, à élargir le domaine du possible, à affirmer ses goûts, ses plaisirs, à apprivoiser le temps libre, à communiquer avec d'autres, à transmettre des valeurs, à accepter de perdre, mais aussi se sentir capable de gagner, à offrir, à créer, à afficher ses émotions, à coopérer... ! Pascal DERU Le jeu vous va si bien.

Le jeu est acte convivial et source de plaisir, voie royale de découverte de soi et des autres, chemin de rencontres, balade dans les différentes cultures du monde.

La psychologie positive

La psychologie positive est l'étude scientifique des forces, du fonctionnement optimal et des déterminants du bien-être. Ce champ de la psychologie vise à mieux cerner ce qui fait que la vie vaut la peine d'être vécue ....(définition du web wikipedia)

Il est possible de s'entraîner à voir le verre à moitié plein plutôt qu'à motié vide, cela n'a rien d'une baguette magique. Positiver c'est prendre son destin en main... Mais avec les pieds sur  terre.

Dans une  société qui a besoin de tangible, le  courant de la psychologie positive vient  démontrer par ses recherches ce que les philosophes et les sages nous enseignent depuis l'Antiquité.

A savoir qu'un individu heureux et accompli est un être en chemin, engagé, relié aux autres et qui a développé le sens de sa vie.

La psychologie positive étiquetée "science du bonheur" nous met en mouvement et nous engage à être acteur de notre épanouissement.

Au delà d'un art de vivre avec soi et les autres, la psychololgie positive s'érige en instrument de changement social.

Parce que c'est ensemble que nous inventerons des lendemains qui chantent !


Si la psychologie s'est longtemps attachée à la guérison, la psychologie positive va plus loin, sans renier pour autant les connaissances acquises sur la souffrance psychique et les moyens d'y remédier. Elle considère qu'à côté des mutiples problèmes et dysfonctionnements individuels et collectifs s'exprime et se développe toute une vie riche de sens et de potentialités.

La psychologie positive permet d'envisager la psychologie  non plus seulement comme un outil servant à réparer les distorsions, mais comme une discipline qui promeut le meilleur de l'être humain. Ce faisant, elle met en place une spirale vertueuse. Elle éveille chacun d'entre nous à ses ressources intérieures, dès lors, elle nous incite à prendre en main notre bien-être , c'est un outil de prévention. Elle est très active, puisqu'elle met en avant la prise de conscience et la responsabilisation de l'individu. Donc l'engagement personnel, social ou environnemental. La psychologie positive est donc particulièrement d'actualité face aux défis de notre époque.

La psycho-neuro immunologie démontre aujourd'hui que les émotions positives prennent soin de nous.
"De plus en plus de thérapeutes en sont convaincus  : une  attitude optimiste face à la vie est le médicament le plus puissant et le moins coûteux. En soi, les évènements sont neutres. C'est nous qui leur attribuons un sens et , quoi qu'on en pense, nous avons toujours le choix entre l'idée d'un verre à moitié plein et celle d'un verre à moitié vide. Et ce que nous ressentons conditionne notre réalité."explique le psychothérapeutre Thierry Janssen.

De nombreuses recherches indiquent que des exercices simples  peuvent nous permettre de développer  certains vécus émotionnels positifs, de nature à améliorer considérablement notre qualité de vie.

Il est  possible de cultiver des émotions positives : l'émerveillement , la capacité à être présent et surpris par les petites choses du quotidien, le contentement, apprécier ce que l'on a, la gratitude qui crée de la connexion en sachant  que le lien aux autres est un facteur déterminant du bonheur ... Cela nous renvoie au bonheur authentique, un des concepts clés de psychologie du bonheur.

Ni simpliste, ni béni-oui-oui.

La psychologie positive vient proposer une spirale de prises de conscience ascendantes , le bonheur n'est peut-être  qu'une étape sur le chemin de la réalisation."Je crois que ce que nous recherchons vraiment, c'est la paix intérieure, chevillée, à notre être et indépendante des circonstances extérieures,"fait remarquer Thomas d'Asembourg auteur de "Etre heureux, ce n'est pas nécessairement confortable ".

Etre un avec ce qui est... Et accepter "les saisons du coeur, comme celles qui passent sur les champs", ainsi que nous y invite l'écrivain Rainer Maria Rilke.

Vivre pleinement consciemmment , ce que nous avons à vivre....

Peut-être est-ce là le secret du bonheur ?

Quelques composantes de la psychologie positive :

L'humour

Georges Wolinski disait : « L'humour est le plus court chemin d'un homme à un autre. »

- Au sens large, il est une forme d'esprit qui s'attache à souligner le caractère comique, ridicule, voire absurde ou insolite de certains aspects de la réalité. C'est un langage et un moyen d'expression. Sa pratique et sa forme peuvent être différemment appréciées dans les diverses cultures, régions ou circonstances. Il est à manier avec tact, à propos et même prudence. Le risque de blesser n'est pas anodin.

L'humour peut être une force et un bouclier pour les groupes et les personnes qui sont soumis à de fortes pressions sociales ou qui sont engagés dans des conflits et des luttes difficiles, souvent marquées par l'échec. Il peut aussi stimuler la lucidité en prévenant les rigidités, les dogmatismes, les crispations porteuses d'immobilisme. L'humour peut se révéler un instrument utile et efficace dans les démarches de communication et de conscientisation, plus généralement dans l'activité pédagogique.

En suscitant le sourire, si ce n'est le rire, l'humour qui sait se protéger du sarcasme et du mépris, peut devenir un allié précieux de celles et ceux qui s'attachent à promouvoir la convivialité et la solidarité.

"J'aime le sens de l'humour chez les gens, parce que quelque fois c'est notre seul arme contre toutes les mauvaises choses et l'injustice dans la vie." Pierre Richard

L'Empathie

définition  extrait wikipedia

"L'empathie (du grec ancien ἐν, dans, à l'intérieur et πάθoς, souffrance, ce qui est éprouvé) est une notion désignant la « compréhension » des sentiments et des émotions d'un autre individu, voire, dans un sens plus général, de ses états non-émotionnels, comme ses croyances (il est alors plus spécifiquement question d'« empathie cognitive »). En langage courant, ce phénomène est souvent rendu par l'expression « se mettre à la place de » l'autre.

Cette compréhension se produit par un décentrement de la personne (ou de l'animal) et peut mener à des actions liées à la survie du sujet visé par l'empathie, indépendamment, et parfois même au détriment des intérêts du sujet ressentant l'empathie. Dans l'étude des relations interindividuelles, l'empathie est donc différente des notions de sympathie, de compassion, d'altruisme ou de contagion émotionnelle qui peuvent en découler."

La méditation

"Contrairement à la relaxation, l'objectif de la méditation n'est pas de créer un état de bien être, mais d'apprendre à se distancier de nos pensées et augmenter notre tolérance émotionnelle afin de ne pas réagir à une émotion douloureuse en mangeant par exemple de manière automatique et non, controlée.

La pratique de la méditation remonte à des milliers d'années, aussi bien en Orient qu'en Occident. Elle a longtemps été associée à des pratiques religieuses, bouddhistes, chrétiennes et autres, et le même terme a été associé à des techniques différentes aux buts pourtant proches.

Il existe de nombreuses techniques de méditation. Certaines ont pour but d'augmenter notre capacité de concentration en fixant notre esprit sur un seul thème grâce à un objet ou à un mantra par exemple. Ces méditations de concentration visent à à développer une vision plus claire ou à nous connecter à un état positif comme la "méditation du sourire intérieur " (chaîne you tube) .D'autres méditations sont introspectives et consistent à nous mettrent en position d'observateur sans jugement de tous les phénomènes de notre conscience: flot de pensées, sensations et perceptions. Leur but est de permettre de mieux savourer l'instant présent, d'en prendre davantage conscience et de mieux accepter les péripéties de notre vie. C'est le cas de la mindfulness.
Plusieurs études scientifiques indiquent que la pratique de la méditation de la pleine conscience (mindfulness, vingt minute par jour pendant huit semaines) diminue significativement le stress, l'anxiété, la tendance à la colère et à la dépression. De récentes recherches ont aussi montré que notre cerveau, grâce à sa plasticité, se modifie en quelques semaines de pratique de quotidienne. Il semblerait que les telomères, partie non codantes de l'extrémité de nos chromosones, rallongent lorsqu'on médite régulièrement alors que stress et la dépression accélèrent leur inévitable raccourcissement.
Ainsi méditer, est une action profondément  naturelle et ressourçante,  qui nous préserve, nous restaure physiquement, mentalement, émotionnellement, cérébralement et même génitiquement."

extrait du livre MAIGRIR EN RIANT Corinne Cosseron Guy Trédaniel .

Le pardon

"Qui ne sait pardonner, ne sait aimer". Martin Luther King

"Sans pardon, aucune vie en commun n'est possible." Anselm Grün

Le pardon est un cadeau à soi-même. Le par-don est une démarche personnelle, un sujet complexe, c'est un  cadeau que l'on se fait, c'est mettre fin à des hostilités. c'est tendre la main, c'est lâcher prise sur des évènements douloureux, c'est permettre d'avancer sur le chemin de la vie, de s'alléger, de rancoeurs, de rancunes, de regrets, c'est permettre de reprendre le pouvoir sur sa vie, de vivre  pleinement le présent.

Le pardon ne signifie pas excuser, oublier, ce qui selon nous la personne nous a fait du mal, il s'agit de se libérer de sentiments toxiques envers la personne.

Pardonner est un acte d'amour puissant envers soi même.

La bienveillance

"Bienveillant " signifie "vouloir le bien" mais aussi "veiller au  bien".

Cela suppose de devenir plus ouvert pour  que notre rapport au monde soit éclairé par plus de sensibilité et d'altruisme. L'amour bienveillant est donc l'aspiration profonde au bonheur de tous les êtres, c'est un élan du coeur qui nous aide à considérer nos semblables comme notre propre mère.
Cela suppose que nous pouvons être doux avec les autres et les aimer que si préalablement nous ressentons de la tendresse pour nous même.
C'est faire preuve de gentillesse, de douceur à l'égard des autres. C'est renoncer à des actes négatifs, c'est poser des actes positifs, se montrer généreux, dire la vérité, réconcilier.
L'amour bienveillant rend bon et la bonté rend une existence heureuse. L'être bienveillant gagne en lucidité et en sérénité.
L'amour bienveillant est une expérience à vivre et à ressentir.
La bienveillance n’exclut pas la fermeté.

La gratitude

« Réfléchissez aux bonnes choses dont vous gratifie la vie – tout homme en compte à profusion – et non aux malheurs du passé, qui sont comptés dans la vie d’un homme. » – Charles Dickens

"Il y a 50 ans, des scientifiques ont découvert qu’un papillon femelle appelé « bombyx du mûrier » dégage des phéromones sexuelles très puissantes. « La quantité la plus infime pousse le mâle à battre frénétiquement des ailes et à effectuer une “danse” qui prouve son attirance.» Cela ne fonctionne pas tout à fait ainsi chez les êtres humains, mais quelques études semblent indiquer qu’il peut aussi y avoir chez nous une attirance d’ordre chimique. Ce qui est certain, c’est que certains « comportements » humains peuvent avoir des conséquences prévisibles. La science l’a prouvé. Consacrez seulement quelques minutes chaque jour à penser aux bonnes choses qui se sont produites, aux incidents et aux situations que vous inscririez dans la colonne du plus si vous notiez les plus et les moins. Vous serez en meilleure santé. Vous dormirez mieux et vous ferez davantage d’exercice. Vous vous sentirez plus optimiste. Prenez tout simplement le temps de reconnaître les bonnes choses qui ont ponctué chacune de vos journées et vous sentirez que vous avez davantage d’énergie. Vous serez plus alerte et plus efficace. Faites-le pendant un certain temps et vous vous rendrez compte que vous progressez vers l’atteinte des buts que vous vous êtes fixés. Vous pourriez même constater que vous devenez moins brouillon, plus organisé, moins possessif. Le désordre qui semblait s’accumuler autour de vous aura tendance à disparaître.
"Alors, comment commence-t-on? C’est étonnamment simple. De fait, si vous avez plus de 6 ans, vous pouvez le faire. (Les chercheurs affirment qu’il est impossible d’exprimer de la gratitude avant cet âge.1) Le pouvoir de la gratitude ne coûte rien de plus que quelques minutes de votre temps. Mais il exige de vous deux choses: la cohérence et l’ouverture d’esprit. (Ce n’est pas grave si vous êtes sceptique.) Le professeur Emmons conseille également de faire preuve de dévouement. Il dit: « Je crois que la gratitude est une qualité très exigeante, une qualité rigoureuse à laquelle il faut nous exercer. C’est une discipline, un exercice que la majorité des gens ont de la difficulté à maîtriser.» Il ajoute : «Cela n’a jamais été facile pour moi non plus.»
Extrait le pouvoir de la gratitude internet . Professeur EMMONS leader mondial expert scientifique sur la gratitude .

La résilience

Qu’est-ce que la résilience ?

À l’origine, il s’agit d’un terme utilisé en physique pour désigner la résistance aux chocs d’un métal. Il est particulièrement utile pour évaluer les ressorts. Par extension, on a adopté ce terme pour désigner, dans divers domaines, l’aptitude à rebondir ou à subir des chocs sans être détruit.

En psychologie, on s’en sert pour désigner la capacité de se refaire une vie et de s’épanouir en surmontant un choc traumatique grave. Il s’agit d’une qualité personnelle permettant de survivre aux épreuves majeures et d’en sortir grandi malgré l’importante destruction intérieure, en partie irréversible, subie lors de la crise.
Une attitude devant la vie
L’adoption du concept de résilience est aussi le reflet d’un changement d’attitude devant la vie elle-même. Au nom de l’humanité et en vertu d’une certaine interprétation de la social-démocratie, on a voulu depuis plusieurs années éliminer de notre vie toute forme de danger, d’accident, d’injustice ou même d’inconfort psychique. Pour y parvenir, on multiplie les règlements et les précautions tout en diluant la responsabilité individuelle dans un jargon juridique de plus en plus lourd (lisez les avertissements qui accompagnent maintenant tous les produits que vous achetez).

En parlant de résilience, on abandonne cette vision aseptique de la vie idéale pour affirmer sans hésitation que les catastrophes et les épreuves font malheureusement partie de la vie et qu’il vaut mieux y être préparé si on veut survivre et continuer de mener une existence digne d’être vécue. Pour les parents et les éducateurs le message est puissant: il est inutile et même nuisible de chercher à mettre vos enfants à l’abri de tout car ils se retrouveront sans mécanismes de protection et sans moyens d’adaptation efficaces lorsque surviendront les problèmes importants. Il vaut mieux fournir les conditions qui permettront de développer les qualités qui favorisent la résilience.
(Extrait site redpsy résilience internet)

Donner du sens à sa Vie

"Comment procéder pour trouver un sens à sa vie ?
Etudier la vie des gens qui semblent avoir découvert le sens ultime de leur vie peut nous inspirer à faire de même.
De plus la conscience "évalue" chaque situation à la lumière de l'ensemble de nos valeurs.
Trois avenues principales peuvent nous révèler le sens de la vie. 
La première consiste à accomplir une oeuvre ou une bonne action.
La deuxième consiste à connaître et aimer quelque chose ou quelqu'un.
En d'autres mots, on peut trouver un sens à sa vie non seulement dans le travail, mais aussi dans l'amour. L'amour met davantage l'accent sur le monde intérieur de l'expérience plutôt que sur le monde extérieur de l'accomplissement de la mission.
La troisième consiste à assumer dignement une souffrance inévitable.
Cette avenue pour réaliser le sens de la vie est encore plus importante, car elle peut permettre à la victime impuissante d'une situation désespére de se dépasser et de se transformer. Elle peut métamorphoser en triomphe une tragédie personnelle.

Lorsqu'une personne a trouvé un sens a sa vie, elle est non seulement heureuse, mais elle est aussi capable de faire face à la souffrance. "Découvrir un sens à sa vie. Dr Viktor E.Frankl

Le lâcher prise

Qu’ est- ce que le lâcher-prise :

C’est difficile d’en donner une définition, ce n’est pas un mot que vous trouverez dans le dictionnaire .

Le lâcher-prise , c’est un précept de sagesse, un concept qui nous permet d’abandonner ce qui n’a pas lieu d’être, pour aller vers ce qui vient.  Lâcher prise sur le mental , sur notre tête, les choses auxquelles on croit, le bien le mal, l’intellect , nos limites, la partie de soi qui décide. C’est lâcher ce que dit notre tête, le cerveau gauche, celui qui analyse , rationalise, pour être plus dans notre resssenti, avec notre cerveau droit, émotionnel.

Le lâcher-prise ce n’est pas fuir une situation, le lâcher prise ce n’est pas abandonner , le lâcher prise, ce n’est pas abdiquer,  se résigner, démissionner , laisser faire , être indifférent .

Le lâcher-prise c’est arrêter d’alimenter le mental , avec des idées négatives, obssessionnelles, qui nous rendent anxieux, nerveux, impatients. C’est permettre d’être lâ , vivre le présent au mieux de notre connaissance.

Le lâcher- prise se vit de multiples manières , cela peut être  une réalisation immédiate ,ou un long chemin . ex regarder un coucher de soleil , poser ses valises quand on arrive dans un hôtel , regarder un enfant qui joue, un bébé, un paysage …

Comment lâcher prise et pourquoi  nous ne lâchons pas prise ?

Je trouve que c’est très intéressant  de savoir dans quels domaines nous ne lâchons pas prise.
Qu’est ce qui nous empêche de lâcher prise , d’avoir confiance en soi , en la vie, de laisser les choses venir..

Nous ne lâchons pas prise parce que nous contrôlons, nous voulons contrôler les autres, nous nous retenons, nous sommes impatients,  nous avons des attentes , nous voulons que les choses  arrivent d’une certaine façon. Le non lâcher-prise c’est le chemin de la peur. La plus grande peur que nous avons , c’est que les autres aient le dessus sur nous. Si c’est pas moi qui contrôle, c’est l’autre qui va me contrôler. Ex:   si nous complimentons un enfant , nous avons peur qu’ensuite l’enfant continue ,  ne travaille pas .  Quand nous sommes  dans le contrôle, nous sommes  sur la défensive, le corps se raidit.  Dans un couple, par ex ,elle a peur pour son mari. Il n'y a pas d'écoute, nous voulons changer l'autre.

De contrôler,  cela nous demande beaucoup d’énergie . Contrôler une situation , c’est décider à l’avance avec notre tête du résultat, de ce que notre tête à décider. Nous avons  peur d’être soumis . ex enfants père sévère,  un père permissif nous avons peur d’être soumis à l’enfant.
Nous avons peur d'exprimer notre colère. Beaucoup de personnes refoule ce qu’ils ont à dire aux autres. Parce qu’il se dise si je me laisse aller je vais pas pouvoir me contrôler, je vais le tuer.


On a aussi la peur de l’inconnu, nous doutons de notre pouvoir de créer, de ce qui va arriver on n’a peur de passer pour des indifférents , parce que si je suis dans le lacher prise , les autres vont considérer que je ne fais rien. Ce n’est pas cela. Si cela n’arrive comme on l’avait souhaité ,on a un sentiment échec , on s’identifie à l’échec , on devient le problème. Puis c’est la spirale , on est pris dans un cercle vicieux ; On dit je suis un échec. Je suis malade Je suis cassée… C’est important de vérifier les mots qu’on utilisent et que vous pensez , quand on veut comprendre,  c’est que l’on veut contrôler la situation. Ce que l’on vit de plus beau dans notre vie , c’est que la plupart du temps , nous voulons comprendre et controlêr. Vouloir comprendre, c’est contrôler. J’ai essayé , il n’y a pas de lâcher prise . J’aurai du le faire , je devrais, tu devrais . Contrôler , c’est vraiment vouloir  ce que la tête à décider.
J’en veux plus, ça me fait plus rien , fait semblant qu’on n’a lacher prise . dès que l’on emploie la première phrase au négatif , on n’est encore  dans le contrôle.

Moyen de vérifier si vous vous contrôlez . arrêter de fumer . Quand les autres fument , je peux leur dire que la fumée me dérange, mais je ne vais pas les critiquer.
Devenir conscient de nos peurs , c’est nous permettre de nous alléger , de vivre le  moment présent , plus on résiste et plus ça persiste.

Quand on se contrôle, quand on veut avoir raison, quand on ne lâche pas prise le corps  se raidit ; Ca se fait inconsciemment , on n’est pas encore conscient de tout ce que l’on vit.
Quand un enfant tombe, il se relève tout de suite, il ne s’est pas fait mal . Un homme ivre qui tombe, quelquefois il ne se fait pas mal . Parce qu’il sont dans un état de lâcher prise. Ils sont  mous, c’est quand on est raide qu’on se fait mal.  ( maladies , crampes, raideurs, articulations, constipation, nerf sciatique ; on se retient . Nous perdons  le contrôle . tremblements . devenir conscient . Quand nous ne pouvons pas dormir  . Insomnies. Incontinences.

Pourquoi nous n'arrivons pas à ce que l'on veut. . Le subconscient , il enregistre des images. Et la plupart du temps on met de l’énergie sur ce que l’on veut pas au lieu d’agir sur ce que l’on veut. Ex formation . Ne pas s’attacher aux résultats . Vivre des expériences. Ne pas vouloir performer. La personne, elle est correcte quand elle a atteint un résultat. Si non elle n’est pas correcte. C’est pour ça que c’est difficile arrêter de se valoriser par le résultat . Lâcher prise cela veut dire agir au mieux  de notre connaissance. J’ai fait tout humainement ce que je pouvais faire. Mais notre connaissance elle est limitée.  Puisqu’en fait on agit en fonction de ce que l’on  a appris , de nos parents , par rapport à notre éducation , par rapport à nos peurs , à nos limites . Quand nous lâchons prise, quelquefois nous prenons une autre direction, qui est quelquefois plus excitante . Nous agissons simplement, nous n'avons pas besoin de nous en faire pour le résultat.

Changer de travail : ex décider ce que vous voulez . Agissez. Partout où on vous appelle . Lacher le mental., ce que la tête a dit . Vivre pleinement ce que vous faites. Vivre en couple. Donner vous le droit de prendre différents chemins. Je veux ça ou mieux . Je sais ce que je veux, mais peut être qu’il y a encore de mieux que je ne connais pas.
Exemple, place de cinéma. S’énerver. On s’en fait parce que précisément , ça ne se passe pas comme on l’avait prévu. On ne peut pas tout contrôler. Le trafic routier, le temps, les grèves , La personnalité de mes enfants, de mon conjoint, de mon enfant.

Quand nous lâchons prise, nous nous ouvrons. . Expérimentez par des petites choses. Ayez la sagesse , de regarder dans une situation ce que vous avez obtenu.
Se donner le droit d’être des humains. Se donner le temps de développer notre discernement . Quand nous lâchons prise,  tout devient beaucoup plus facile .  Ne pas lâcher-prise c’est aussi vouloir  que les choses continuent , où s’arrêtent , c’est du contrôle. Nous faisons venir la fermeture.

Conclusion :

Lâcher-prise c’est prendre les choses comme elles viennent et,
savourer chaque minute, pour être heureux .c’est avoir un but en sachant , que je suis le
créateur de ma vie , que les situations négatives ,c'est moi qui les créent. Se rappeler que c’est notre présent qui crée notre avenir, c’est important  d’être dans son présent. Si on est pas bien dans son  présent, on ne pourra pas être bien dans son avenir.

"Je ne suis ni mes pensées, ni mes émotions, ni mes perceptions sensorielles, ni mes expériences. Je ne suis pas le contenu de ma vie. Je suis la Vie. Je suis l'espace dans lequel tout se produit. Je suis la conscience. Je suis le Présent. Je Suis." Eckart Tolle

 

La parole

Le psychisme humain se constitue essentiellement par l’échange de la parole. Il est propre à chacun et son contenu est unique. L’échange de la parole permet de soulager la souffrance psychique. La parole ne se limite pas au langage mais englobe les gestes et les mimiques, l’intention qui donnent  du sens et de l’affectif. La souffrance psychique  est soulagée par l’échange avec autrui, à condition que l’échange soit possible.

Parler n’est pas anodin. La parole blesse. Elle peut même tuer. Parler suppose d’avoir un interlocuteur, et il ne faut pas se tromper sur celui à qui l’on s’adresse.

L’échange est la clef de voûte de notre équilibre psychique. La parole contient du sens, de l’affectif, du subjectif et du symbolique. Bien qu’ils ne parlent pas les nourrissons  échangent beaucoup et saisissent très bien tout ce qui relève du subjectif et de l’affectif dans la parole des adultes. En rencontrant d’autres humains capables de donner et de recevoir, nous poursuivrons toute notre vie l’échange.

Lorsqu’il y a souffrance psychique, la personne doit pouvoir être aidée ; Hélas, on demande aux gens de se taire, et la société exige que l’on cache son mal être. Dans notre société, on n’apprend pas à écouter l’autre. Les liens affectifs et l’échange commence au sein de la famille. L’authenticité est essentielle pour que le lien se crée. Se livrer implique la confiance en l’autre et la réciprocité.


Le deuil

Ne restez pas seul devant la mort ; Ne restez pas seul avec votre souffrance

Le deuil est une  période de douleur et de chagrin qui suit le décès d’un être aimé.

C’est le mot latin dolere (souffrir) qui  est à l’origine du mot « deuil ». Vivre le deuil, c’est traverser des étapes importantes de la vie, c’est parcourir un chemin rocailleux au terme duquel il est possible de découvrir un sens, une signification de ce qui a  été vécu.

Des théories permettent de comprendre les comportements  que peuvent adopter ceux qui vivent le deuil. Elles offrent un éclairage utile.

Cependant, chaque deuil est unique, chaque deuil est vécu en fonction du type de relation que l’endeuillé avait avec la personne décédée.

Le chemin de deuil est un long processus de cicatrisation. Comme une blessure physique, cette blessure affective a besoins de soins, de beaucoup de soins.

Ce processus de cicatrisation affectif, émotionnel, social, spirituel peut se diviser en étapes ;

Les étapes du deuil ne se succèdent pas nécessairement : elles peuvent se chevaucher ou opérer des aller-retours.

  • Le choc et la sidération

Tout deuil commence par un état de choc. Plus le décès est brutal et inattendu, plus intense est le choc. Pour l’endeuillé, le monde s’écroule, l’inacceptable s’est produit, l’inéluctable est arrivé.

  • La colère et la révolte

Puis vient la colère. On la reporte souvent sur un bouc émissaire : « ce n’est pas juste, » c’est inacceptable,  », Il n’avait pas le droit de me faire cela …

Cette colère se manifeste contre la personne décédée lors de suicide par exemple, mais en général, c’est contre ceux qui n’ont pas pu éviter le drame  du point de vue de l’endeuillé comme le médecin, les soignants, les ambulanciers, la police, le conducteur ivre lors d’accidents de la route ou d’autres membres de la famille, ou même contre Dieu.

La colère est une émotion importante et utile à la cicatrisation que représente le processus de deuil.

  •  La tristesse, le chagrin

L’étape de la tristesse est décisive, quoique difficile à vivre. La notion du « jamais plus » est angoissante, insupportable. Ce qu’on nomme la « dépression du deuil » s’installe doucement. Elle comprend la prise de conscience de la réalité.

Ce chagrin, il faut en effet le vivre jusqu’au bout, car ensuite, lorsque la perte est perçue  réellement, l’absence s’accepte, le travail de deuil peut se faire et la remontée vers la vie peut commencer.

C’est à cette étape-là que l’endeuillée a le plus besoin de soutien, de l’affection de ses proches, d’une écoute aimante  et chaleureuse.

  • L’acceptation

Lorsque les émotions ont pu être exprimées, que la personne endeuillée devient capable d’accepter intellectuellement la perte, une acceptation plus globale peut avoir lieu.

Il y a reprise de contact avec la réalité, l’endeuillé peut évoquer la mémoire du défunt sans s’effondrer. IL peut regarder les photos, retourner dans les lieux où il se rendait avec le défunt sans que la souffrance affective ne soit trop grande.

La fin du travail de deuil signifie simplement que l’endeuillé est à nouveau disponible pour s’investir dans de nouveaux attachements, à des buts, qu’il est de nouveau capable de trouver du plaisir dans la vie.

Cet investissement ne signifie pas du tout que la relation au défunt est interrompue. Simplement, cette relation évolue, le défunt est devenu une réalité intérieure. Il est présent en   nous à un niveau spirituel et non plus à côté de nous sur un plan physique.


« Les gens que nous avons aimés ne sont plus jamais où ils étaient, mais ils sont partout où nous sommes »
Alexandre Dumas